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CITROUILLE PAPOTE

Enchantements et terreurs livresques

Salut à toi, ô visiteur égaré. Viens vite partager avec moi mes errances littéraires!! J'espère que mes découvertes te plairont et te donneront envie de te plonger dans les mêmes textes ! Tu trouveras ici essentiellement des chroniques de romans de genre fantastique, fantasy, et horreur. Bonne visite & bonne lecture !

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Le résident, un petit bijou de Frédéric Livyns #coldwinterchallenge

Le résident est l’histoire d’une famille soumise aux changements et aux pressions extérieures. C’est à la fois l’histoire d’expériences humaines comme nous en avons tous connu, et la description d’une hantise d’un genre bien particulier. Tout de suite, il faut que je vous dise : j’ai adoré ce roman ! Il réutilise des codes éprouvés (par exemple, la jeune fille en fleur qui cristallise autour d’elle violences et étrangetés), mais la personne vivant une possession ne sera pas forcément celle en pleine puberté. Les attentes du lecteur se trouvent ainsi détournées.


Les personnages sont attachants, les liens familiaux sont très bien mis en place, et notamment j’ai trouvé admirable le lien qui unit Delphine à Alice (la mère et la fille). Toutes deux échangent constamment, à tous les sujets, et se montrent d’une complicité à toute épreuve, dans les petites comme dans les grandes difficultés.

L’histoire est très prenante, et tout y a un sens – même l’adoption du matou de la famille ! Pas un temps mort, pas un passage inutile.


J’ai trouvé très intéressante la thématique de la bâtisse marquée par son passé, portant l’empreinte d’évènements tragiques. C’est un motif qui revient souvent dans la littérature fantastique, et pour cause : les mille et une façons qu’a le passé de se répéter sont réellement fascinantes. Ici, le lecteur devra être aux aguets et se questionner sur les signes pouvant laisser présager un désastre. Car ici, le danger qui guette les membres de la famille d’Alice, c’est bel et bien celui d’être dépossédé de leur identité et de devenir des automates réitérant un passé tragique qu’ils n’ont jamais connu.

Quant à Sophie, elle a tout d’une Luna Lovegood endossant le costume de Lorraine Warren : elle paraît un peu illuminée à ceux qui ne la connaissent que de loin, mais en réalité elle est dotée d’une perspicacité rare, qui lui permet comprendre ce qui est en jeu, et faire un pied-de-nez aux esprits vengeurs.


On sent planer l’ombre de Shining, notamment lorsque l’un des personnages commence à s’abîmer dans la boisson et à devenir agressif – la possession, métaphore de la folie, instrument de la dépossession de soi, est une menace des plus concrètes. En digne groupie de Stephen King, je n’ai pu qu’apprécier les similitudes (plutôt des clins d’œil, à vrai dire).

Ce roman m’a permis également de découvrir un aspect de l’écriture de Frédéric Livyns que je n’avais pas remarqué auparavant : son sens de l’humour ! Les passages amusants sont fréquents au début du roman –je pense notamment à certains dialogues croustillants entre Alice et sa camarade de classe ! Ces moments sont vraiment agréables, et permettent de dédramatiser les frayeurs d’Alice et de sa famille.


Merci à l’auteur de m’avoir fait découvrir ce roman !! Je le conseille à tous ceux qui ont envie de découvrir l’œuvre de Frédéric Livyns, à ceux qui ont envie de se faire de petites frayeurs ; aux jeunes adultes, aux ado, aux adultes tout court. Si vous cherchez un livre à inclure dans votre PAL pour le Cold Winter Challenge, ne cherchez plus!





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