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CITROUILLE PAPOTE

Enchantements et terreurs livresques

Salut à toi, ô visiteur égaré. Viens vite partager avec moi mes errances littéraires!! J'espère que mes découvertes te plairont et te donneront envie de te plonger dans les mêmes textes ! Tu trouveras ici essentiellement des chroniques de romans de genre fantastique, fantasy, et horreur. Bonne visite & bonne lecture !

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Un jardin au creux des mains : Une enfance au pays des Merveilles #editionsnouvellebibliotheque

Offrir aux lecteurs une histoire qui leur redonne l’odeur, la saveur, et les impressions propres à l’enfance est vraiment un défi de taille !! C’est pourtant ce que réussissent à faire Michel Cordeboeuf et Hélène Valentin dans Un jardin au creux des mains, et ce avec talent.

J’ai eu la chance de découvrir ce petit ouvrage en partenariat, merci aux Editions Nouvelle Bibliothèque de me l’avoir adressé ! Je l’ai dévoré avec grand plaisir.


Les délicates illustrations à l’aquarelle rappellent la simplicité et la beauté de ces moments que nous savourons pleinement au cours de notre enfance . Empreintes de légèreté, parfois en même temps de gravité, elles viennent nous rappeler combien ces instantanés sont fragiles, fugaces.

Un enfant y raconte le temps passé chez ses grands-parents, auprès de la nature et des animaux. Suivant le cycle de la nature, il nous donne à voir des morceaux de vie, piqués au hasard au milieu de chaque saison. Des situations qui sont rarement aussi magiques une fois que nous avons atteint l’âge adulte – même si bien sûr, avec quelques efforts, des sensations similaires peuvent être retrouvées !


La première partie du livre est une ode au printemps, à la renaissance des fleurs et à l’activité des oiseaux ; le livre nous plonge dans un univers de douceur, en même temps apaisant et coloré, nous poussant à la joie de l’instant comme à la contemplation.

Le Journal d’été m’a tout de suite arraché un sourire car le problème des oiseaux qui dévorent tous les fruits du cerisier est bien connu de tous ceux qui ont un jour vécu à la campagne ! Dans de pareils cas, épouvantails, objets brillants ou grands filets, tous les subterfuges sont permis pour éviter que la totalité du festin aboutisse dans l’estomac des oiseaux !

La grande leçon que nous donnent les insectes en été, c’est qu’à leur échelle, il n’existe pas de farniente ! C’est ce qui se passe pour les fourmis, comme pour les abeilles. L’attention de l’enfant et son sens de l’observation sont exacerbés par ces spectacles miniatures.

Les couleurs sont éclatantes, les insectes et animaux ravissants. Un véritable enchantement pour les mirettes.


Avec l’automne, le jardin se fait plus sobre, et ce sont maintenant les escargots qui mènent la danse. Les feuilles des arbres changent de teinte et tourbillonnent joliment jusqu’au sol. Sur une aquarelle, on les voit terminer leur course sur des pinceaux et autres accessoires de dessin, dans une plaisante mise en abîme !

Les confitures confectionnées par la grand-mère paraissent si réelles ! A lire leur description ou à les voir sur les illustrations, on croirait presque en sentir l’odeur et la saveur !

Avec le jardin pour environnement, même l’hiver est porteur de douceur. La Grand-Mère du narrateur ne manque pas de compenser les froides températures par des sucreries consolatrices. La lente beauté de cette saison reçoit aussi un hommage affectueux.


Empreint de nostalgie, de la tristesse des temps révolus, ce livre est profondément émouvant. Il rappelle à mes yeux la trilogie que Marcel Pagnol écrivit au sujet de son enfance (La gloire de mon père ; Le château de ma mère ; Le temps des secrets).

Ici, point besoin de collines, quand « le plus petit des jardins est une terre infinie » !

L'ombre des proches disparus plane sur l'ensemble des souvenirs convoqués. Les mots et les illustrations se mêlent parfaitement à chaque évocation.

On ne peut retenir un petit serrement de cœur en pensant qu’à notre époque, la plupart des enfants passent bien plus de temps devant des écrans qu’à grimper aux arbres ou à profiter de la nature. Nous avons bien besoin de petits livres comme celui – ci, pour nous rappeler les bienfaits de la lenteur, de la faune et de la flore.


Ceux qui, comme c’est mon cas, ont passé également leur enfance à crapahuter dans les hautes herbes verront resurgir tous leurs souvenirs enfouis ! Et tous les lecteurs ne pourront manquer de s’émerveiller à la lecture de ce récit !

Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement Un jardin au creux des mains ! N’ hésitez pas devant cette petite merveille !




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